mardi 12 février 2013

PUNISHER MAX 5 à 7

Tome 5 : Le haut est en bas et le noir est blanc


Résumé : Le mafieux Nicky Cavella a trouvé le moyen de déstabiliser le Punisher et de le rendre vulnérable pour pouvoir enfin se débarrasser de lui : profaner la tombe de sa femme et de ses enfants. Comment le justicier va-t-il réagir devant un acte aussi abject ? Facile à deviner... et cette fois, ce cauchemar pourrait bien le conduire à sa perte. Une nouvelle aventure déjantée de Garth Ennis, mise en images par le dessinateur attitré de Punisher, Leandro Fernandez. Découvrez les épisodes 19 à 24 de la série régulière, complétés par toutes les couvertures originales et la biographie des auteurs.

Ce tome fait suite à Mère Russie et il contient les épisodes 19 à 24 de la série mensuelle.
Nicky Cavella ayant fui à la fin du tome « Au commencement », a décidé de reprendre en main la direction des grandes familles criminelles de New-York. Pour cela il doit éliminer l'épine dans son pied que représente le Punisher. Il le provoque de la pire façon qui soit afin qu'il pète les plombs et cette tactique est couronnée d'un réel succès. On retrouve également Kathryn O'Brien (du volume « au commencement), la sœur de Pittsy qui elle aussi possède un style incomparable et l'on va rencontrer une sorte de barbouze, ex-mari d'O'Brien que l'on reverra dans d'autres volume par la suite.

Dans ce tome, Castle se fait à nouveau voler la joie du premier rôle au profit de Cavella et de son histoire personnelle. Il en est en effet question alors qu'il se remémore son passé en attendant que les dirigeants des grandes familles délibèrent. On assiste ici au retour de Leandro Fernandez aux dessins (illustrateur de Kitchen Irish), avec un encrage réalisé par Scott Hanna. Le résultat est plus efficace que sa précédente réalisation, plus sombre, tout en gardant un côté comics « action » qui convient particulièrement au Punisher.

Avec ce tome on commence à bien mettre le pied dans le monde du punisher, celui que veut nous décrire Ennis. Bien que certaines directions ou actions prises par certains personnages soient floues, le volume est agréable à lire et l'histoire bénéficie d'un certain suspens.

Tome 6 : Le Tigre

Résumé : Cet album accueille quatre longues aventures du Punisher, écrites par Garth Ennis, Justin Gray et Jimmy Palmiotti, et illustrées par Lewis LaRosa, Paul Gulacy, John Severin et Mark Texeira.

Suivez la croisade vengeresse de Frank Castle contre ceux qui ont décimé sa famille, découvrez le nouvel ennemi ou amour du justicier et un récit qui nous replonge dans son enfance. Egalement au programme, toutes les couvertures et la biographie des auteurs.


Plusieurs mini-histoires... Sans intérêts, vite lues vite oubliées. Elles sont d'une qualité très inégale et ne font pas vraiment partie de la série MAX, il s'agit de quatre one-shots, situés en dehors de la série régulière. Personnellement, je n'ai pas acheté le volume tellement il m'apparaissait qu'il faisait tâche à la collection. Il est à noter qu'en version originale, la vrai suite du tome 5 « le haut est en bas et le noir est blanc » est le tome 7 « les négriers ».

Tome 7 : Les négriers

Résumé : Une femme terrifiée raconte son histoire au Punisher. Peu après, ses persécuteurs sont dans la ligne de mire du justicier. Ils enlèvent des jeunes filles qui finissent dans les bordels de New York. Froids, cruels, vétérans du génocide ethnique de l'Europe de l'Est, ces trafiquants d'êtres humains sont une cible nouvelle pour Frank Castle. L'album vous présente le récit complet Les Négriers, écrit pas Garth Ennis et illustré par Leandro Fernandez, avec toutes les couvertures originales et la biographie des auteurs.

L'histoire commence avec Viorica, une femme qui tire sur Antony Pavla, un petit truand du quartier que le Punisher était également à deux doigts de tuer. Lui, ne le rate pas. Viorica croise le chemin du Punisher qui se laisse attendrir et la prend en charge. Elle finit par se confier à lui et lui explique pourquoi elle a tenté de tuer Pavla. Parallèlement à son histoire, nous faisons la connaissance de Cristu Bulat et de Vera deux proxénètes d'envergure internationale. Ce sont eux les criminels de cette histoire, et Viorica a fait les frais de leur esclavagisme des temps modernes. On rencontre également Tiberiu, le père de Cristu qui a la désagréable habitude d'aimer se salir les mains et régler lui-même ses comptes...

Mais les négriers ont une taupe au commissariat qui va se servir d'un banal prétexte pour faire passer le punisher pour un agresseur de flics et ainsi lui mettre des bâtons dans les roues.

Dans ce tome, qui à mon avis est un des meilleurs de la série, les actes décrits par Viorica sont d'un tel niveau de barbarie et de cruauté que même le punisher ne peut rester indifférent. Ennis frappe juste, et son histoire prend un amer goût de réalité vraie. On a la nausée devant cette bassesse humaine car le plus affreux c'est que l'on sait qu'elle existe. On la côtoie presque tous les jours.

Ce tome est bien évidement à déconseiller aux âmes trop sensibles, à l'intérieur, on va trouver la noirceur humaine dans son plus sombre aspect, et l'on va aussi apprendre que le monde n'est pas blanc ou noir, que les meilleurs ne gagnent pas forcément totalement à la fin. Leandro Fernandez poursuit son run sur la série et cette fois c'est Scott Koblish qui encre ses dessins. Soyons honnête, le scénario est tellement bon et l'histoire tellement bien contée que les dessins n'ont que peu d'importance dans ce volume (même s'ils sont reussis).

Pour moi, l'un des meilleurs tomes de la série. À l'image du héros, froid et implacable, parfait pour une tragédie.

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