samedi 16 février 2013

PUNISHER MAX 8 à 10

Tome 8 : Barracuda

Résumé : Franck Castle est en mission à Miami où un groupe de gangsters industriels, Dynaco Corporated, est prêt à tout pour s'enrichir. Si le punisher n'intervient pas très vite, ce sera l'hécatombe. Mais, caché dans les Everglades, il tombe sur un imprévu... Barracuda ! De Garth Ennis et Goran Parlov. Cette histoire (épisodes 31 à 36) fait suite à Les négriers (épisodes 25 à 30).

Qu'y a t'il de plus dangereux qu'un barracuda, voici la question que se pose le Punisher alors que la mer est teintée de rouge couleur sang, et que les différents requins qui peuplent ces eaux se repaissent de restes humains. Les plans suivants montrent ce que le Punisher sait faire de mieux : punir. Alors qu'il extermine quelques gêneurs dans un appartement il trouve un homme nu comme un ver et ligoté. Il le libère avant de faire exploser l'étage de l'immeuble et l'homme est vite pris en charge par la police. Les heures passent et Castle se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond quand il aperçoit sur les écrans TV le visage de Lacarda, un flic verreux absent de la scène depuis plusieurs mois. C'est plus qu'il n'en faut pour qu'il n'aille au commissariat sauver cette pauvre victime du piège qui se referme sur lui.

Ce monsieur travaillait pour Dynaco, une entreprise spécialisée dans la vente d'énergie électrique. Il explique que son patron, Harry Ebbings, emploie des méthodes de criminel en col blanc. Castle va être confronté à un redoutable trio d'escrocs : Harry, Henry son jeune protégé et Alice, la jeune épouse nymphomane d'Harry.

Voyant la situation se compliquer avec l'arrivée du Punisher, Harry Ebbings fait appel à un homme de main très très spécial : le surnommé « Barracuda », un grand black au physique de colosse doté d'un beau sourire et d'une grande jovialité.

Comme pour contrebalancer la noirceur du tome précédent, Ennis prend ici le lecteur à contre-pied en introduisant de l'humour. Il utilise le Punisher pour parler de la criminalité en col blanc, de ses escrocs qui jouent avec des comptes en banque aussi garnis que ceux d'un état. Le plus indéniable de ce volume c'est le personnage du Barracuda, un personnage comico-glauque qui prend toujours les choses du bon coté. Il tue avec joie, et en reçoit dans la tronche avec le même entrain. (Le personnage est tellement attachant qu'il fera l'objet d'une mini-série consacré rien qu'à lui.)

Le maître des illustration est ici Goran Parlov. Il a un style très sec, très peu détaillé, mais qui va tout de suite à l'efficace, tout en apportant le côté comique des personnages sans surjouer. Les femmes tirées de ses traits sont superbes, et il s'est rendre sur le papier leur côté « bitch ». Malgré le côté simpliste de ses traits, il apporte un soin particulier au traitement des décors, ce qui pose l'ambiance directement et de manière efficace. Personnellement j'adore.

Sans dévoiler la suite des tomes, on peut considérer que ce tome est le premier d'une trilogie, le deuxième sera celui qui est consacré au Barracuda et le troisième je vous laisse le suspens...

Un très très bon cru à lire absolument.


Tome 9 : L'homme de pierre

Résumé : Des forces spéciales britanniques et des rebelles talibans s'affrontent dans les montagnes afghanes. Deux hommes se livrent un combat sans merci. L'un s'appelle Frank Castle, alias le Punisher. L'autre est le général Nikolai Zakharov, un criminel de guerre soviétique, aussi connu sous le nom de l'Homme de pierre. Et chacun s'est juré d'abattre son ennemi. Cet album vous présente l'intégralité du récit Man of Stone écrit par Garth Ennis et illustré par le jeune Leandro Fernandez, mais aussi toutes les couvertures originales et la biographie des auteurs.

Ce tome comprend les épisodes 37 à 42 de la série et il fait suite à Barracuda (épisodes 31 à 36).

Le Punisher est entre les mains d'une petite frappe qui a des rêves de grandeur. En fait, il s'est laissé capturé pour lui régler son compte aux petits oignons, ce dernier croyant le dominer laisse échapper que les russes auraient promis une récompense pour son exécution. Castle décide de suivre cette piste jusqu'en en Afghanistan.

Le général Nikolai Alexandrovich Zakharov séjourne dans ce pays et depuis l'exfiltration du silo à missile en Russie, il a très envie de voir Frank Castle pour l'interroger (voir Mère Russie). Il souhaiterait par son intermédiaire obtenir la preuve de l'implication des États-Unis dans la destruction de la base.



A sa disposition il a William Rawlins, le traître à la CIA qui a survécu au Punisher et dont il aimerait bien se venger. On retrouve également Kathryn O'Brien (accessoirement ex-femme de Rawlins) sur place en train d'assouvir sa vengeance contre les hommes qui l'avaient autrefois violée et torturée. Nous avons là un volume assez riche, entre la croisade du Punisher et celle d'O'Brien, qui vont unir leurs forces une nouvelles fois contre leur ennemi commun. Enis montre paradoxalement dans ce tome, les vestiges de l'humanité du Punisher. Ils existent toujours, et parfois percent la carapace du tueur.

Leandro Fernandez est de nouveau aux dessins, ce qui nous avait frappé lors de son premier run, c'était le manque de décors, et bien il ressombre dans ce travers. Même s'il arrive à correctement servir le scénario, j'aurais préféré poursuivre avec Parlov, plus percutant, plus coloré, plus dynamique.

Malgré ces petites imperfections le tome est réussi et se laisse lire jusqu'au bout, on éprouve même une certains satisfaction à l'expression des sentiments de notre vigilante, même si celle ci se fait d'une façon particulière propre à lui-même.


Tome 10 : Punisher présente Barracuda 

Résumé : Avec un œil, la moitié des dents et des doigts en moins et une balle dans la poitrine, le colossal Barracuda a des envies de vengeance. Mais avant d'affronter le Punisher, il doit rassembler un pécule, ce qui le conduira sur l'île isolée du Santa Morricone où souffle le vent de la révolution... Découvrez dans son intégralité la mini-série en cinq chapitres Punisher présente Barracuda, écrite et dessinée par les créateurs de Barracuda, Garth Ennis et Goran Parlov, agrémentée de la couverture originale de chaque épisode.

Barracuda : grand noir, très baraqué, doté d'une bonne humeur à toutes épreuves, sans doute le plus bel enemi du Punisher. Ennis lui a consacrée en 2007 une mini-série rien qu'à lui qui vaut son pesant de cacahuètes.

Barracuda a survécu au Punisher un peu grâce à la même technique que le justicier avait employé alors. Il a besoin de se refaire financièrement pour pouvoir assouvir sa vengeance envers le vigilante. Chris Angelone, un parrain de la mafia (ressemblant étrangement à Christopher Walken) a une mission à lui confier : accompagner son fils Oswald dans une république bananière d'Amérique centrale et tuer son président. Le but du parrain est simple : son fils doit tuer le président Leopoldo Luna pour prouver qu'il est digne de succéder à son père.

Oswald a un léger souci cependant : il est hémophile.

Barracuda connaît Leopoldo Luna ce qu'ignore le père d'Oswald et il se trouve que les agences gouvernementales ont un peu tout ce petit monde sous surveillance. Comme vous vous en doutez cela promet de belles choses.

Dès la première page, Ennis reussit son coup. On est dans le comique crade qui sied si bien à Barracuda il remonte sa fermeture éclair dans une allée sombre et quitte une prostituée après lui avoir donné un billet dans son décolleté, celle ci s'essuie le coin des lèvres... On est dans du lourd, du très lourd! J'adore !

Le ton est posé d'entrée et tout s'enchaine dans la même veine. Barracuda devient le héros de l'histoire et on se prend à le trouver sympathique, sans parler du scénario qui est plutôt reussi.

Les illustrations sont de Goran Parlov, celui là même qui avait déjà illustré la première apparition de Barracuda. Son style convient parfaitement au ton de la série. Une très bonne surprise qui présente un bon intermédiaire à « la longue nuit noire » où notre héros black va retrouver son némésis pour une ultime confrontation. (toujours mise en scène par Ennis et Parlov pour notre plus grand bonheur)...

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