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lundi 6 juin 2016

Un peu de cinéma...

Bonjour à tous,

Evidémment, les deux films de super-héros du mois étaient Xmen : Age of Apocalypse et Captain America : Civil War. Superman vs Batman ne me tentait pas et vu les critiques de mon ami Manu de John Doe, ça ne me tentait pas vraiment.

Il me restera à voir Warcraft en bon geek... Mais ceci est une autre histoire.

Captain  America : Civil War





Très clairement le projet était ambitieux, mais tout comme Age of Ultron, je ne comprends pas ce choix, les deux sont certes des évents marvels, Civil War était plutôt reussi d'ailleurs contrairement à Age of Ultron qui était fade. Mais bon ceci est une autre histoire.

Age of Ultron était un film Avenger du coup passons, d'ailleurs il était plutôt reussi et avait reussi le mérite de donner la part belle aux héros sans pouvoirs actifs ou passifs, du coup on y voyait le cap, la veuve noir et oeil de faucon s'illustrer particulièrement.

Quant à Captain America, le chapitre Winter soldier est l'un des plus reussi j'ai trouvé. Cohérent, proche du comics, grandiose et surtout... On y retrouve l'ambiance des captain america/Faucon vs Hydra qui ont bercé mon enfance. Au lieu de continuer sur cette lignée ils ont fait Civil War... Ambitieux... Actuel... Puisque le patriot act américain était dans toutes les mémoires, il y avait matière à quelque chose de bon. Sauf...

Sauf que dans civil war c'est l'univers entier de marvel qui se déchire avec des héros qui prennent position, derrière le Cap ou Tony Stark. Tout le monde se souvient de spiderman, soutenant Iron Man, qui révèle son identité secrète à tout le monde lors d'une conférence de presse. Bref...

Ils reussissent néanmoins à raccrocher le pitch sur des dégâts que commet notre équipe d'avenger. C'est certe moins grandiose, mais on accroche au départ. L'implication de Tony Stark est moins importante, rendant la crédibilité du tout, un peu douteuse, et celle de Captain américa est moins spectaculaire. Il en ressort un film moyen, où l'on a l'impression que tout le budget du film est passé dans le salaire des acteurs, car les scènes posant l'importance du patriot act sont passées à la moulinette et la seule scène où les héros s'affrontent fait pauvrette. 

La frustration ultime vient lorsque les "méchants" annoncés ne viennent pas... Et que Zemo n'est juste qu'un gentil méchant... Je mets donc un petit 12/20

Xmen Age of Apocalypse







Apocalypse... Le méchant mythique des Xmen, le mutant surpuissant dont on ne connait pas vraiment les pouvoirs. Plus fort que Magnéto, plus vicieux que Sinister... Bref il y avait de la matière. Le film commence d'ailleurs sur des chapeaux de roue.

Mais s'essoufle ensuite rapidement...

Dommage... Bryan Singer tombe dans les travers de presque tous les films américains, prendre le public pour un neuneu à qui il doit tout expliquer. Magnéto est un gentil au final qui est tres tres méchant à cause de ce qu'il a vécu, là dans le film on en remet une couche en le montrant père de famille, bon etc.. mais rattrapé par son passé qui le prive de cette nouvelle vie... Scène inutile...

On nous montre d'emblée Jean Grey et sa surpuissance... Du coup on sait dejà que c'est elle qui va solutionner le probleme à la toute fin... Loin des deux autres films qui à défaut d'être parfaits avaient reussi à poser une ambiance et quelque chose de crédible, là nous sommes dans la facilité, le sous emploi de personnages pourtant charismatiques et dotés d'un certain passif. On se raccroche au flux des films dejà tournés, et l'on continue à vouloir rester proche du trés mauvais xmen 3 sans vraiment de cohérence (on continue à présenter jean grey en mutante surpuissante, mais on montre angel dans le film).

Bref...

Sans parler de Psylocke qui n'est même pas télépathe.

8/20




dimanche 1 mars 2015

"Les nouveaux Héros" - Walt disney

"Les Nouveaux Héros"
(Vo : "Big Hero 6")
Walt Disney



Résumé : Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…

Oscar du meilleur film d'animation et 5 nominations

Fan de comics depuis toujours notamment de la fameuse maison des idées "marvel", sans doute mieux importée en France que ses concurrents, je décide d'aller voir "Les nouveaux héros" avec mes filles. Pour une fois que l'on a un film d'animation qui allie super-héros et histoire pour enfant, c'est la grande  classe et les filles sont à fond...

Tout d'abord Disney, la maison de mickey ayant acquis Marvel il y a quelques années, on sait que l'on aura droit au discours moralisateur puritain, mais... On s'y laisse prendre dès le début avec le court métrage d'animation d'avant le film, à la manière de ceux que l'on avait quand on était enfants. 

Et puis le film arrive.

Déjà pour commencer c'est la claque visuelle, des séquences d'action à couper le souffle, effets visuels hallucinants, décors très riches. Le top.  On sent l'influence marvelienne dans le monde joli tout plein de disney.

Le scénario est évidemment assez classique et prévisible, proche d'un plot à la scoobidou... Au moment d'ailleurs où je me fais cette réflexion, je me rends compte que les filles ont adoré, pourtant il n'y avait aucune princesse, aucun prince, pas de méchante sorcière (quoi je suis dans le cliché?). Même la petite de 4 ans a compris le scénario (merci scooby!).

Alors alors, à quoi on a affaire? Le jeune Hiro est un génie de la robotique, qui affronte les pires combattants avec ses robots télécommandés pour se faire de l'argent. Mais son grand frère, lui même génie (quelle famille!) lui donne la fibre de la recherche en l'emmenant avec lui dans son laboratoire à l'université. C'est là que Hiro rencontre ses "futurs" accolytes, les copains de son frère, une bande de geeks (sortis tout droit de la série the big band theory). Il fait également la rencontre du robot médecin Baymax, la création de son grand frère et son projet à l'université. 

Baymax possède un Physique proche du bonhomme Michelin. Ne nous y trompons pas... C'EST LA GRANDE REUSSITE DU FILM!!! Maladroit et attachant, Baymax apprend peu à peu au contact de Hiro, ajoutant des effets comiques dans des situations qui ne le sont pas forcément.




Notre petit Hiro va donc abandonner ses projets de combats de robots télécommandés et d'argent facile, contre le projet d'intégrer lui aussi l'université de robotique. Pour cela, il doit se faire remarquer avec un projet sortant de l'ordinaire au salon de la recherche organisé tous les ans à l'université.
 
Il met alors au point un projet de micro-robots capables de se transformer, de se mouvoir à volonté par la pensée. Il reussit son projet, mais le malheur frappe l'université et Hiro. La salle d'exposition prend feu et finit par exploser alors que le grand frère de Hiro était entré pour sauver son professeur.

Le bilan est terrible.

Le professeur et le grand frère de Hiro sont au nombre des victimes.

Après une courte période difficile pour le jeune génie affecté par son deuil, il se rend compte que l'incendie était une excuse pour s'approprier ses micro-robots. Rapidement l'association mort de son frère - incendie criminel - acquisition de l'invention se fait, il décide de se venger et de découvrir qui se cache sous le masque du mystérieux super-criminel contrôlant les micro-machines.


Alternant les scènes tristes rappelant le deuil (enterrement, jour de pluie, déprime et sentiment de perte), et les scènes comiques, le film d'animation parvient avec brio à scotcher le spectateur sur son siège. 

J'ai versé des larmes, j'ai rigolé, j'ai rongé mon frein tout au long du film. C'est clairement une reussite que je reverrais avec plaisir, à la manière d'un "indestructibles".

Si vous ne l'avez pas vu, c'est encore le moment de réparer cette erreur!
Foncez!


dimanche 14 septembre 2014

Powers de Bendis... Un comics incontournable.

POWERS
de Brian Michael BENDIS et Michael Avon OEMING


Powers c'est tout simplement le genre de comics dont vous avez croisé régulièrement le chemin au fur et à mesure de vos pérégrinations dans les magasins spécialisés. C'est le bouquin dont certains de vos amis (eux aussi fans de comics) vous ont vanté les mérites (assez régulièrement d'ailleurs!), mais obstiné que vous êtes, vous avez toujours refusé de vous y plonger (sans savoir vraiment pourquoi d'ailleurs... Peut être le graphisme minimaliste, le peu d'action qui semble sortir des pages ou peut être encore le côté surfait, que sais-je?).

Et bien, je vais vous le dire... C'est une immense bêtise!!! (la correction envers mes lecteurs m'oblige à ne pas utiliser un autre synonyme plus vulgaire).


C'est en passant faire un tour à la brocante du livre de Fontenoy-la-Joute (quelques 18 bouquineries comme ils disent sur le site, je vous invite à y faire un tour si vous êtes dans le coin, pas loin du département 54) cet été au mois d'août, que je me suis trouvé les trois premiers tomes édité par Semic. Après pas mal d'hésitation, je les ai acheté en me disant que vu le prix, je ne risquais rien. Et le soir même je m'y jette.

Et là c'est la claque!!

Un fois habitué au style graphique, au découpage de certaines pages, c'est la révélation. On découvre l'énigmatique Christian Walker et sa partenaire Deena Pilgrim. La seconde est clairement pas une femme qu'il faut embêter, et le premier, le héros de la série cache un lourd secret : Il est un ex-powers (super-héros) qui a perdu ses pouvoirs.


Christian Walker est énigmatique et attachant. Il connait les powers qui défendent la ville, puisqu'il était lui-même Diamond, l'un des plus puissants super-héros de la planète. Évidemment cette connaissance particulière du milieu lui sert dans ses enquêtes. Il est l'enquêteur de la criminelle à qui l'on réserve les histoires de droit commun entre les "powers".

On est dans un "new-york police judiciaire" à la sauce super-héros avec ses propres règles.

Bendis exploite bien évidemment les clichés du genre, et les détourne pour en faire une critique de notre société plutôt bien pensée. Ainsi, on découvrira au fur et à mesure de la lecture des albums certains thémes abordés : 

- un leader puissant chez les powers super-vilains, qui n'hésite pas à utiliser la loi à son avantage.
- un powers à la vie civile dissolue.
- les avengers (3G) à la sauce Powers, qui ne sont que des super-soldats gavés de pillule contrôlés par le gouvernement.
- un peu à la manière de Gotham Central, la vie de flics humains enquêtant dans un monde qui les dépasse (celui des powers).
- le super-héros qui vend ses pouvoirs pour faire vivre sa famille.
(etc.)

Warren Ellis (le vrai) viendra même faire un tour dans le comics aux côtés de Christian Walker.


A la manière d'une série policière, la relation entre Walker et Pilgrim évoluera, Pilgrim incarnant incontestablement le flic violent et Walker, l’idéal de la justice. Le septième volume de la série (introuvable sauf en VO) retracera la vie de Christian Walker alias Diamond alias Gora, depuis le fond des âges, l'histoire prenant ainsi place de l'aube des temps (les balbutiements de l'humanité) jusqu'à nos jours. Walker étant quasi-immortel, ses souvenirs récents effaçant au fur et à mesure, ceux plus anciens.

Bendis montre dans ce comics qu'il est bien l'un des meilleurs scénaristes de notre temps.

Les graphismes minimalistes, sont un peu dur à avaler d'un premier abord, d'autant que parfois on se perd un peu dans les choix de découpages de l'auteur. Une fois le cap de la découverte et de l'assimilation passé, on se laisse imprégner par l'histoire.

Powers marque les esprits et a sans doute frappé d'une manière indélébile l'histoire des comics, à la manière d'un Watchmen ou d'un Planetary.

C'est incontournable!!! 

Donc faites comme moi, finissez par y jeter un coup d'oeil!!!





mardi 13 mai 2014

Gotham Central - tome 1

Gotham Central
tome 1
Auteur(s) : Greg Rucka, Ed Brubaker, Michael Lark
Editeur : Urban Comics Editions

 
"La vie de flic n'est pas simple à Gotham City. Protégée par un justicier taciturne, elle est la cible des pires criminels qui soient. C'est ce que vont apprendre à leurs dépends l'inspecteur Marcus Driver lorsque son partenaire est abattu par Mr Freeze, ou Renée Montoya lorsque son homosexualité est révélée au grand jour."

Ed. Brubaker est un scénariste mais aussi un dessinateur américain. Ses premiers travaux s'inscrivent dans le genre du polar. La suite de sa carrière le porte vers l'univers du super-héros quand Brubaker vient travailler chez DC Comics sur Batman (notamment sur les titres Gotham Noir, Gotham Knights...). Ed. Brubaker rejoint aussi Marvel, chez qui il relance avec talent Captain America avec le dessinateur Steve Epting (l'arc Winter Soldier notamment), il travaille sur Daredevil et les X-Men. Son talent et sa plume lui ont permis de remporter de nombreux Eisner Awards pour plusieurs de ses travaux.

Greg Rucka est à la fois un scénariste et un romancier, pour DC, il a repris le personnage de Batman au début des années 2000, et a développé, avec Ed Brubaker, l'univers des policiers de Gotham Central. Il écrit actuellement Punisher pour Marvel.




Ce tome comprend les épisodes 1 à 10 de la série débutée en 2003. Michael Lark a illustré tous les épisodes. En tout il y a 3 histoires.

Épisodes 1 & 2 (scénario d'Ed Brubaker et Greg Rucka) – Marcus Driver et Charlie Field, tous deux inspecteurs de Police du Gotham Central Police Department, enquêtent sur le kidnapping de la petite Bonnie Lewis. Un informateur leur désigne un appartement, ce qui les met nez à nez avec Mister Freeze, un supercriminel qui tue froidement Field sous les yeux de son partenaire. Tout le commissariat se met sur l'enquête pour essayer de retrouver Freeze et l'empêcher de nuire. Les policiers souhaitent coffrer Freeze eux-mêmes, sans que Batman n'interfère, pour leur honneur.

Épisodes 3 à 5 (scénario d'Ed Brubaker) – Marcus Driver souhaite continuer de travailler, et en particulier résoudre l'enlèvement de Bonnie Lewis. Il fait pour cela équipe avec Romy Chandler. Ensembles ils vont mener leur enquête pendant que Firebug se lance dans une nouvelle série d'incendies criminels qui met le reste de l'équipe du GCPD à cran.

Épisodes 6 à 10 (scénario de Greg Rucka) – Il y a des jours comme ça. Alors que Renee Montoya effectue son jogging matinal, un individu vint lui remettre un avis indiquant que Marty Lipari lui réclame 10 millions de dommages et intérêts. Il s'agit d'un criminel qu'elle avait failli envoyer en prison (si les preuves n'avaient pas malencontreusement disparu). Le même jour, 2 inspecteurs des affaires internes viennent lui poser des questions assez orientées. Enfin, un petit malin révèle son homosexualité à ses équipiers et ses parents.

Et bien...

Tout cela est mené d'une main de maître. Une ambiance à la "Hill Street Blues", saupoudrée de New-York 911 et de tout ce qui se fait de mieux dans le polars. Le génie de la série réside dans le fait que le BATMAN n'est qu'un super-guest de toutes ces histoires.

A la fois adulé et détesté, le vigilante masqué représente le dernier espoir de Gotham, et l'une des principales sources de frustration des inspecteurs du GCPD.

Eux n'ont pas de super pouvoirs ou de super équipements, ils doivent travailler d'arrache pied pour gagner leur vie, mais aussi pour protéger la veuve et l'orphelin. Confrontés à la détresse des victimes de crimes affreux, ils sont aussi confrontés aux crimes des super-ennemis du Batman. Et c'est là que le bas blesse. Pas formés, moins entrainés, en proie à leurs propres démons intérieurs (comme l'inspecteur Montoya), ils sont obligés d'affronter ces supers criminels presque tous les jours, en plus des habituels clients qu'ils cotoient.

Mais même si leurs amour-propres de flics sont parfois dans la balance, quand il n'y pas d'autres solutions, ils allument à regret le bat-signal pour arrêter le super-vilains qui leur fait des misères.

Seulement voilà...

Un flic ne peut pas appeler un vigilante à la rescousse. C'est une infraction au code de l'honneur des policiers. Le commissaire à la retraite Gordon a donc trouvé une solution toute simple. Si un policier ne peut pas, ou n'a pas le droit d'activer le bat-signal, un non-policier peut le faire sans risques. Dans le commissariat de Gotham Central, il y a donc la jeune Stacy, une administrative responsable du bat-signal.

Bref, c'est du tout bon... Tant au niveau ambiance qu'au niveau du scénario, bien mené. Brubaker et Rucka jouent des clichés avec une maitrise hors du commun, le tout agrémenté de dessins magnifiques de Michael Lark dont le style sombre colle parfaitement au thème.

Une source d'inspiration intarissable pour de nombreux scénarios de jeux de rôle. 

Gotham City n'a jamais autant été New-York... Et ses inspecteurs sont les vrais héros!!!

Je conseille à donf!





samedi 1 mars 2014

FANTASTIC FOUR Omnibus n°2

FANTASTIC FOUR
Omnibus #2
par/de : John Byrne


Contient : Hardcover with dustjacket Collects: Alpha Flight (1983) #4 The Avengers (1963) Annual 14 Epic Illustrated (1980) #26-34 Fantastic Four (1961) Annual 18,19 Fantastic Four (1961) #261-295 Fantastic Four Roast (1982) #1 Fantastic Four Special Edition (1984) #1 Secret Wars II (1985) #2 The Thing (1983) #7,10,19 What If? (1977) #36 What The--?! (1988) #2,10 soit 1224 pages de bonheur.

La superstar légendaire John Byrne conclue son run sur les quatre fantastiques dans cet omnibus. Une période innovante qui a vu le remplacement de la Chose par Miss Hulk au retour des guerres secrètes. La fille invisible (invisible girl) devient une femme. On assistera également au retour du docteur doom, la résurrection de Jean Grey et plein d'autres choses!

John Byrne est né le est un auteur de comics qui commença comme dessinateur, avant de devenir aussi scénariste. Il connaît un très grand succès dès ses débuts dans les années 1970 avec la série Uncanny X-Men, puisqu'il en dessine ce que l'on considère encore aujourd'hui comme l'âge d'or des xmen. Il prend en main Fantastic Four dans les années 1980. C'est en 1986 qu'il devient incontournable avec sa version très controversée de Superman (dans laquelle il ose renier les origines de superman en tant que superboy). 

En 1992, il propose sa propre série Next Men qui connait alors de bonnes ventes. Byrne a dessiné à peu près tous les super-héros majeurs : Spider-Man, Wonder Woman, Wolverine, Demon, Avengers, Justice League, etc. Il est encore en activité aujourd'hui et s'occupe de séries comme Star Trek ou Angel chez IDW...

On vivra dans cet omnibus la disparition de Reed et le fait que Namor souhaite l'aide de Sue. Miss Hulk qui rejoint l'équipe, assurant la continuité suite aux guerres secrètes avec le Beyonder, les skrulls et le retour de Jean Grey. La force de Byrne c'est de rendre les personnages réels et de donner l'impression qu'il s'agit vraiment d'une famille. Il en va de même avec leurs enemis qui sont tangibles, réels. Miss Hulk apporte une nouvelle dynamique à l'équipe, déstabilisant le lecteur, puisqu'elle est un "monstre" sexy qui s'assume.

Le volume contient également "the last galactus story" que Byrne avait réalisé pour Epic illustrated, cet arc n'a pas été fini bien que Byrne en a posté la fin sur son site. Son travail dans cet arc est à son sommet. Il y a aussi les séries What if? et What the liées aux 4 fantastiques. 

Je prends toujours autant de plaisir à lire les comics des années 80. On était pas encore tombé dans les travers actuels ou l'on trouve le même personnage dans 5 à 6 équipes, comme Wolverine par exemple qui est à la fois, directeur d'école, Xmen, Avenger, mutant solo, Xforce et j'en passe. Et tout cela en dépit de la cohérence... Juste parce qu'il est le héros de films qui ont été bien appréciés par les gens. Même si j'adore les comics, notamment les récentes oeuvres en creator-owned que l'on voit apparaître depuis une bonne quinzaine d'années, ou les runs hors du circuit officiel, comme punisher max ou fury max. Je dois avouer que j'ai de plus en plus de mal avec les comics mainstream, et les events qui deviennent de plus en plus abracadabrants depuis Civil War.

Lire les deux Omnibus de Byrne est un bonheur absolu, et je finirais là dessus.



lundi 27 janvier 2014

Photonik - Cyro Tota - tome 1

"PHOTONIK" 
Tome 1
de CYRO TOTA (et la participation de Jean Yves Mitton)
Editions Black and White.







Comment ne pas craquer?... C'est un peu la question fondamentale que je me suis posée pendant environ 2,6768 secondes. Photonik... Pour moi c'est mon enfance, bercée par les Editions LUG qui éditaient alors les aventures des super-héros du MARVEL universe. Certains avaient bien entendu ma préférence, l'araignée de John Romita, Iron-man de Layton ou les Xmen de l'excellent John BYRNE.

A cette même époque, je ne manquais aucun Conan, j'étais dejà un grand fan du barbare, il faut dire que les territoires dépeints par John Buscema étaient si attrayants. Sa maitrise du barbare était telle que les autres dessin du barbare faisaient pâles figures ou simples imitations à côté des siens.

Mais s'il y a bien deux séries qui m'ont marqué... Ce sont les aventures de Mikros et de Photonik... 

Pourquoi...

Je sais pas... 

A cette époque (celle de Mustang, Spidey et Nova) j'avais plus flashé sur Mikros dont les graphismes me rappelaient la perfection des traits d'un Romita, d'un Buscema ou d'un Byrne (mon idole). C'était peut être aussi car les héros Crabb, Mikros et Saltarella semblaient moins faibles que Photonik. Le côté énigmatique des deux  dessinateurs qu'étaient Cyrus Tota (Cyro Tota) et John Milton (Jean-Yves Mitton) avaient dû déclencher quelque chose dans le tréfond de mon cerveau et j'étais plus ou moins devenu accro.



Je me souviens des traits épurés de Tota lors de l'affrontement contre le terrible Minotaure et la révélation de l'ordinateur pensant de celui-ci qui présentait des aliens cultivés pour la puissance de leur énergie (un matrix avant l'heure, non?)... Je m'en souviens comme si c'était hier. On était en plein dans un des plus marquant Event de l'univers marvel : Les guerres secrètes, et la vague d'invasion des figurines marvel dans les magasins.

Pour Mikros, mon premier souvenir est différent. Je me rappelle surtout d'un épisodes où nos héros ne sont que l'ombre d'eux même, des clochards, des reclus de la société, incapables de s'exprimer, incapables de sauver qui que ce soit. Et tout change alors qu'ils arrivent à se rendre sur les hauteurs de Notre Dame de paris et recevoir la décharge d'energie qui permettra à Mikros de se transformer en surhomme.

En ce temps là j'étais au collège, on était un petit groupe de fans, et on s'échangeait toutes ces revues. Même si une bonne partie de celles ci ont fini à la poubelle, vu les piètres résultats de mon année de cinquième... Dommage...


Donc comme je le disais plus haut, avant que je divague, j'ai craqué. J'ai acheté l'intégrale de Photonik réeditée par les Editions Black and White. Je contacte les éditions afin de savoir s'il en reste, et au joie, il en reste... Affaire réglée.

Je reçois donc quelques mois plus tard, chez un commerçant de proximité le tome 1 tant attendu. Et bien l'attente en valait la chandelle.

Je déballe et constate la présence de : 

- Le tome 1 des aventures de Photonik (608 pages) en noir et blanc et numéroté.
- un petit dessin
- une reproduction de planche originale (avec son calque couleur)
- un marque page Photonik.

Le tout de très bonne qualité, avec une préface, et surtout avec la présentation de chaque épisode par Ciro Tota himself... Qui nous fait part de son ressenti du moment. Son manque de rapidité, qui a valu à plusieurs reprises que son héros soit pris en main par Mitton. C'est un véritable plaisir de me replonger dans ces aventures.

Je remarque à quel point le trait de Tota imprègne l'univers de son héros, même si ce même trait a beaucoup évolué avec les années.


Pour rappel, Taddeus Tenterhook est un adolescent américain, orphelin, solitaire, bossu, complexé et maltraité par sa famille qui l'exploite. Accidentellement, l'explosion d'un "luminotron" le transforme en Photonik, un "homme de lumière". Avec l'aide d'un savant aux super-pouvoirs mentaux, le docteur Nazel D. D. Ziegel, et d'un garnement nommé Tom Pouce, Photonik combat toute une variété de super-vilains.



Bref un pur moment de plaisir et j'ai hâte de voir la parution du deuxième tome.







lundi 16 décembre 2013

Event - le règne des supermen

" Le règne des Supermen"
Scenaristes : Dan Jurgens, Louise Simonson, 
Roger Stern, Jerry Ordway et Karl Kesel
Dessinateurs : Dan Jurgens, Jon Bogdanove, 
Tom Grummett, Brett Breding et Rick Burchett




résumé du livre

Alors que Superman vient d'être abattu des mains de Doomsday, les prétendants au titre se pressent et tentent leur chance pour incarner le super-héros le plus populaire de Metropolis. Apparaissent alors 4 nouveaux super-héros prétendant être la réincarnation de Superman : le cyborg, Superman mi-homme mi-machine, Superboy, un clone ado mi humain mi kryptnonier, Steel, un ingénieur sauvé par Superman, et l'Eradicator, apparemment le dernier fils de Krypton... 

Le Règne des Supermen va se concentrer sur les quatre hommes qui luttent pour combler le vide qu'a laissé superman à Metropolis. 

Il y a Superboy, un mystérieux clone de Superman issu  des labos de Cadmus ; l’Homme d’Acier, un afro-américain en armure le seul qui se tournent vers une quête de justice afin de réparer des erreurs de son  passé. Il est également le seul des quatre qui a quelque chose de superman; le Cyborg Superman, version à moitié robotique du Superman que  l’on connaît dont les origines sont inconnues et le dernier Superman, ressuscité et recourant depuis son retour à des méthodes nettement plus expéditives. 

Durant la première moitié du volume, le scénario tourne autour des quatre remplaçants, ainsi que sur le reste du monde à Metropolis  (Luthor, Supergirl, Lois Lane).

 
Evidemment tout n'est pas si simple. Le vide laissé par le vrai superman est d'importance. Celui qui possède le plus ses vertues et son âme, sa conscience de protéger les faibles est le superman en armure. Les autres ne sont que des reflets, même si l'on a envie d'y croire.

Le clone n'est qu'un jeune effronté, dont il ne sait même pas s'il possède tous les pouvoirs de son modèle. Même s'il n'a pas de réelle conscience des dégâts qu'il peut causer. Il est jeune, un peu obsédé et à la recherche de ses propres capacités.

L'Eradicator est une sorte de superman doublé du punisher, tuant ceux qu'il stoppe sans raison, ne se rendant pas compte de ce qu'il fait, bien que physiquement il soit le plus superman de tous. Mais il n'a que l'aspect qui le rapproche du grand héros.

Quant au dernier, le cyborg, il pue l'embrouille à plein nez. Il n'a pas notre confiance. Ses agissements sont pour le moins étranges. Est ce que l'un des quatre est superman?

SPOILER : 

C'est lorsque Coast city est éradiquée que le doute n'est plus permis et que le cyborg abat ses cartes. Evidemment vous qui avez suivi les dernières années vous savez que Superman n'est pas mort. Qu'il est revenu après avoir connu la mort. C'est d'ailleurs un arc intéressant qui prend place dans l'Event "Blackest Night" de Green lantern.

Même si la décision de tuer le héros avait été subite, elle n'en a pas moins été gérée d'une main de maître. Contrairement à la disparition de notre chauve souris, précipitée et facilement attendue au tournant.

La mort de superman a été reussie comme l'a été la mort de Captain America. Mort qui elle aussi a été un grand succès commercial, voyant les mensuels se vendrent sans le héros de la série.

Bref je le conseille à ceux qui ne l'ont pas lu.

 

vendredi 6 décembre 2013

Event - La mort de Superman

"La Mort de Superman"
Scenaristes : Dan Jurgens, Louise Simonson, 
Roger Stern, Jerry Ordway et Karl Kesel
Dessinateurs : Dan Jurgens, Jon Bogdanove, 
Tom Grummett, Brett Breding et Rick Burchett


La Mort de Superman est sans aucun doute un des événements les plus plus retentissant dans toute l'histoire des comics. Cette histoire a été tout d'abord publié par DC comics à travers une plus d'une 40aine de bandes dessinées entre l'automne 1992 et l'été 1993. Puis, il faudra attendre 2002 pour que l'histoire soit publiée en France par Semic dans la collection Privilège. Cette Année, l'éditeur URBAN COMICS a sorti en collection omnibus (528 pages!) l'intégralité des volumes représentant la mort de superman, son affrontement contre DOOMSDAY et les jours qui ont suivi sa mort, jusqu'à l'apparition des quatres énigmatiques supermen (ce qui constituera le second volume de cette série, que je chroniquerais sans doute aussi).
 
Elle représente un grand effort de collaboration de la part de presque deux douzaines d'auteurs de bandes déssinées qui firent en sorte qu'un nouvel épisode de l'histoire sans fin de Superman se trouva pratiquement chaque semaine dans les kiosques.

Le 18 novembre 1992, la nouvelle de la mort de Superman a laissé le monde en état de choc. Le numéro de la revue "Superman" relatant la bataille finale de l'homme d'acier face à la créature nommé DOOMSDAY a fait la une des journaux à travers le monde et a vendu plus de quatre millions d'exemplaires. Allant même jusqu'à prendre de l'audience dans les journaux télévisés (Et oui même TF1 en avait parlé).





Tout le monde se souvient de cette image où l'on voit une Lois Lane en larmes, tenant l'homme d'acier dans ses bras, agonisant. Je me souviens de ma curiosité... Qui avait pu bien venir à bout de Superman? Comment était ce possible? Ce super-héros que je n'aimais pas trop à cause de sa supériorité : plus fort, plus rapide, plus intelligent, invincible etc venait de tomber, et du coup suscitait de l'intérêt.


En 1992, les ventes de superman n'étaient pas au beau fixe. Difficile de sortir le héros de cette mouise, et DC comics ne pouvait pas se résigner à stopper la série de son héros phare. Il était prévu de relancer le comics en donnant au public se qu'il voulait depuis toujours : le mariage de Clarck et Lois, mais la série télévisée éponyme empêcha cet évent de voir le jour, pour des besoins de calendrier. Une reunion de crise fut donc organisée au cours de laquelle plusieurs idées furent lancées. Ce fut Jerry Ordway qui lança sur le ton de la plaisanterie "ben il nous reste plus qu'à le tuer!"...

Bingo!!!... Louise Simonson, enthousiasmée, surenchérit en disant qu'il fallait mettre le paquet. Et l'on créa DOOMSDAY... Enigmatique, inexorable et instoppable. Il annihile la ligue de justice en quelques coups de poings... Poussant Superman à livrer le combat de sa vie... Un combat à mort pour protéger l'humanité, dernier rempart entre DOOMSDAY et le monde. 

Ce fut un carton!!!!

A un point tel que l'ensemble de ses séries continuèrent sans lui, sans superman. Ce premier tome comprend les séries "la mort de superman" et "un monde sans superman".

Dans cette deuxième partie, nous découvrons comment les gens réagissent, "Lois", "les Kent" sont effondrés, Jimmy Olsen est courtisé par la presse pour ses photos de l’événement. Bien entendu le corps de superman est convoité... Sa mort laisse un vide terrible et il est dure de se réorganiser en son absence.


DC Comics introduit de nouveaux personnages par la suite qui feront l'objet du deuxième tome, l'avènement des supermen. Toujours est il qu'à la fin de ce premier tome, on découvre les quatres "remplaçants" l'un d'entre eux est le surnommé Superboy qui prétend être le clone du vrai superman. On voit l'apparition de celui qui se fait appeler le fils de Krypton, ou de l'homme d'acier. Mais le plus étrange est le cyborg, moitié superman, moitié machine.



Bref, un volume indispensable, plus de 500 pages pour moins de 40 euros. L'ensemble des couvertures originales. Ca le fait. Ca mérite un bon 17/20 cette histoire!





dimanche 17 novembre 2013

STAR TREK par john byrne

"STAR TREK"
Par John Byrne (IDW publishing)


Cette édition reprend l'intégrale des 4 mini-séries de la franchise star trek écrite et dessinée par John Byrne. (voir mon article ici), dessinateur de grand talent qui est dans mon top five des meilleurs dessinateurs de comics, mais aussi un grand scénariste. Les mini séries reprises sont "Assignment Earth", "Romulans", "Crew", et "Leonard McCoy: Frontier Doctor".

En tout 480 pages dans le livre.

En premier lieu, il est nécessaire de préciser pour les fans de Star Trek que Kirk et son ami Vulcain ne sont pas les héros de ces histoires. Pas vraiment, à la manière du Batman dans Gotham Central, Kirk n'est qu'un élément de l'histoire. A part l'histoire du docteur Mac Coy, aucun des héros de la série n'apparait vraiment dans le livre. L'univers y est plus étoffé, et de nombreux personnages inconnus apparaissent et tiennent un rôle dans l'histoire.



"Assignment Earth" dépeint les aventures du special agent Gary Seven. Il traverse le temps et l'espace avec son assistante, réparant des problèmes apparus dans l'histoire. Comme une sorte de Doctor Who avant l'heure, il apparait pour rétablir les problèmes causés dans notre monde par les incursions du futur.

"Romulans" est un thriller politique prenant place dans l'histoire de Star Trek. On y parle de contrôle politique, système de camouflage et de la zone neutre, les klingons, les Romuliens et la Fédération sont chacun impliqués dans les prémices de la guerre, constituant des alliances. Un vaste complot se tramant dans le but de détruire la fédération.

"Crew" nous montre les aventures du lieutenant Pyke, un premier lieutenant de l'épisode pilote de Star Trek... A mon avis la meilleure histoire du recueil. Attachante, insolente et douée, celle ci est promue à un grand avenir.

"Leonard McCoy : Frontier Doctor" Evidemment ces histoires prennent place (je pense) après les films sur Star Trek. Tout de suite le ton est différent : plus fun comme lors des interventions de Mac Coy dans la série.


Evidemment, je ne sais pas si vous vous en doutez mais toutes les histoires mentionnées dans ce livre, vont se rejoindre et se trouver toutes liées dans le temps et l'espace.

John Byrne, fan de Star Trek? Oui assurément. Sans vous en dévoilez plus, vous verrez à quel point sa maitrise de l'histoire est grande, ce qui fait de ce recueil un objet à posséder pour les fans d'un des plus grands dessinateurs des années 80-90 mais aussi pour les fans de Star Trek.

mardi 29 octobre 2013

FURY MAX : Garth Ennis et Goran Parlov

"FURY" collection MAX
De Garth Ennis et Goran Parlov
2 tpb


Evidemment tous les fans du PUNISHER se souviennent du run de Garth Ennis dans l'univers du vigilante, en lutte contre la corruption et le banditisme. Garth Ennis avait saisi la quintessence du Punisher et en avait fait un héros/anti-héros proche de nous, plus proche de l'image d'un justicier quelque part entre l'inspecteur Harry et le justicier interprété à l'écran par Charles Bronson.

La force d'Ennis était d'avoir plongé le célèbre justicier à la tête de mort dans un univers terriblement noir, celui des poseurs de bombes de l'IRA, de l'enfer des trafiquants d'organes, des trafiquants d'être humains, proxénètes, mafieux, et même délinquants financiers de haut-vol. Un monde si proche du notre qu'il en est effrayant de réalisme.

A cette occasion on y avait rencontré un Nick Fury, spécialisé dans les OPA les plus obscurs au nom de l'agence CIA et du contre-espionnage, un rôle qu'aurait sans tenu l'homme au bandeau dans un monde qui ressemble au nôtre.

Et bien c'est encore plus le cas avec ces deux TPB...


Fury est présenté en robe de chambre dans une chambre d'hotel, des femmes endormies à ses côtés, tandis que lui est assis sur une chaise, un calibre à son côté, du whisky a volonté ou presque et surtout un magnétophone dont il se sert pour présenter ses mémoires ou sa confession.

Le héros du débarquement de Normandie, le parachutiste, resté colonel pendant 30 ans se confie à son magnéto et raconte les grandes étapes de sa vie, comment il a été utilisé, ses amours laissés au dépend de son amour pour l'état et ses rencontres. On y découvre ce qui a fait de lui l'espion, l'homme à tout faire d'un état à la fois puissant et décadent. Le changement du patriotisme pour celui de l'argent etc. Fury découvre également que l'ennemi d'aujourd'hui n'est pas celui de demain et que l'on peut pardonner.


On retrouve le tandem le plus marquant des Punishers MAX, Garth Ennis redouble d'anecdotes derrière sa plume acerbe, et Goran Parlov comme toujours dépeint parfaitement les situations avec parfois un je ne sais quoi de comique. Personnellement j'ai aimé leur run commun sur le punisher, et bien c'est à nouveau le cas avec ce Fury.

On retrouve des périodes marquantes de l'histoire US, le viet-nam où l'on assistera à la rencontre entre un certain Nicolas FURY et un soldat dénommé Franck CASTLE, sniper impitoyablement bon, que Fury recommandera même pour la promotion au grade de Capitaine. Cuba et l'époque des missiles, la peur du communisme si proche des frontières de l'amérique. Et en tout dernier une guerre toute récente où l'on y croisera un personnage haut en couleur, créé par le tandem d'auteur pour la série Punisher Max : "le Barracuda" et son équipe, soldat dégénéré n'agissant que pour un seul dieu, le dieu dollar.

La série est courte et non dénuée d'humour. Les graphismes sont magnifiques et Fury est dépeint comme un homme qui a tout donné à son pays (c'est le cas non?) A la manière d'un Bigeard ou d'un Robert Denard, dont il est peut être plus proche. 

En deux mots : J'adore.








jeudi 3 octobre 2013

Batman : Earth One #1

BATMAN : Earth One #1
(Geoff JOHNS et Gary FRANCK)



Tout comme la version Earth One de Superman, cette fois ci je découvre la version "ultimate" alternative de Batman. Beaucoup plus de changements que pour notre héros venu de Krypton dans ce volume.

Parlons tout d'abord de Batman : 

Son père est un candidat à la mairie de Gotham et présente beaucoup d'ennemis de toutes parts. Sa mère est issue de la longue lignée de la famille Arkham, tous touchés par la folie à un moment de leur existence. C'est un peu à cause d'un caprice du jeune Bruce que ses parents se font tuer.

Nous avons donc un Batman, qui est inexpérimenté, pas aussi percutant que dans le comics main-stream, il fait des erreurs de débutant, a du matos caca-boudin (comme dirait ma fille). Il est prétentieux, sûr de lui et arrogant. Mais il est motivé par la même flamme que dans le comics classique.






Alfred :


Ce Alfred là est un combattant, blessé de guerre qui a sauvé Thomas Wayne quand il était au Front. en retour, il lui a sauvé une de ses jambes et la choisi comme tuteur légal pour le jeune Bruce. C'est sous sa coupelle que le jeune garçon est élevé, et apprend à se battre. Alfred est un guerrier, quelqu'un qui a connu la guerre.

Le père qui va aider Batman a mener sa croisade contre le mal et la corruption. Lui donnant les limites de son action, le motivant et il est aussi celui qui va propulser l'action du héros (à la fin).

Le commissaire Gordon, figure emblématique de Detective comics, est aussi là. Contraint de se taire, car il a perdu sa femme au nom de son envie de faire éclater la vérité. Il se tait pour garder en vie sa fille unique Barbara. 

C'est suite à une intervention du Batman, et à une bourde de son partenaire, nouveau dans la ville, qu'il va changer son orientation. la mort du maire de Gotham : Cobblepot (le Pingouin) impliqué dans la mort des Wayne, va le ramener du bon côté de la force et de la justice.

Subtils, les changements sont pourtant nombreux c'est ce que je vous avais annoncé.

J'ai passé un bon moment de lecture par cette redéfinition de l'univers du héros vigilante masqué.



dimanche 8 septembre 2013

SUPERMAN : Earth One

Bonjour à tous,

Alors que le financement via Ulule de l'extension de Cat's la Mascarade :  Et pour quelques caresses de plus, atteint 189% de financement à 13 jours de la fin du temps de souscription, je m'en vais vous parler de mes lectures comics que j'ai pu faire cet été sur les quelques billets à venir sur le blog...

Et je vais donc commencer par SUPERMAN EARTH ONE...


Superman Earth One, est un comics Signé J.M.Straczynski (Le père de la fabuleuse série TV SF "Babylone 5"), Shane Davis est au dessin (illustrateur de "Final Crisis: Rage of the Red Lanterns"). Un peu à la manière des Ultimates et de la redéfinition de l'univers marvel, voici une nouvelle tentative plus actuelle, plus contemporaine de redéfinir les origines de l'Homme d'Acier.

On y suit donc les aventures d'un Clark Kent quittant Smallville pour la grande Mégapole Metropolis sans réel projet en tête. Il n'a pas vraiment d'ambition ambition, cherchant ce qu'il va faire de sa vie et de ses pouvoirs. Il a été élevé comme humain, mais il ne l'est pas, il est plus intelligent, plus fort et pourrait devenir le sauveur de l'humanité, quelque soit ce qu'il touche, ou décide d'embrasser comme carrière.

Elevé comme un simple et modeste humain, bridé dans son éducation par son père adoptif, persuadé qu'il va faire de grandes choses mais convaincu qu'il doit se "cacher", il voudrait être Clark Kent. Il voudrait avoir un bon travail, pour subvenir aux besoins de sa mère. Mais la réalité et il le sait sans se l'avouer, c'est qu'il est différent, il est Kal-el "Superman" et pas Clark Kent. Contrairement à Batman/Bruce Wayne, ou à Peter Parker/Spiderman, le masque de Superman c'est Clark Kent.


Ce Superman, dépeint par Straczynski, échappe aux travers du superman mainstream, sans réelle personnalité, froid et détaché et nous livre ce qui s'approche d'un vrai héros. Il doute de lui-même (ce qui n'arrive jamais au vrai) mais finit par agir.

Évidemment après avoir vu Superman returns, le film de Zack Snider, on ne peut s'empêcher de faire des parallèles, un héros qui se cherche, fait plein de boulots différents, qui crée son propre mythe partout où il passe en faisant des prouesses. Sa destinée le rattrape quoiqu'il fasse. Empoté peut être mais terriblement puissant.

Pour l'anecdote, il faut noter que Shane Davis croque Lois Lane sous le trait de l'actrice Jennifer Carpenter (la sœur du personnage principal de la série "Dexter").

Un bon moment de lecture, ponctué de graphismes plutôt sympathiques. Sans non plus révolutionner le genre, comme l'on fait les Ultimates de Millar. 

Le verdict : A lire bien entendu.

Les moins : Un méchant en carton pate, qui n'est pas crédible pour deux sous et c'est bien dommage.










lundi 17 juin 2013

"Parker" de Richard Stark et Darwin Cooke

"The Hunter" (Parker)
de Richard Stark 
(vrai nom : Donald E.Westlake)






Mon ami Manu (Emmanuel Gharbi, plus connu sous le pseudonyme de Nhaigroo, des Editions John Doe), m'a prêté ce comics. Première constatation, il s'agit d'un roman noir à succès adapté en image par Darwin Cooke.


"Un homme débarque à New York, à pied, d'un pas assuré. Il a soif de vengeance. Sa femme et son ex-partenaire l'ont trahi. C'était un gros coup, facile, rapide. Ils devaient s'en tirer chacun avec une belle part, de quoi se la couler douce quelque temps du moins. Mais apparemment ça ne suffisait pas à son associé qui l'a doublé et laissé pour mort.
Parker est le genre de gars qu'on ne plaque pas comme ça derrière soi. Si on a l'intention de le plomber, il vaut mieux vérifier qu'il est bien refroidi, sinon il risque de revenir et cela fera très mal."


Darwyn Cooke n'a jamais caché son attirance pour le genre "polar noir", ces travaux sur batman en sont une preuve absolue. Aussi, adapter "Parker", un des principaux personnages de l'écrivain Richard Stark (alias Donald E. Westlake) est quelque chose qu'il ne pouvait pas refuser. 

Parker a été adapté de nombreuses fois au cinéma et j'ai cru comprendre que Payback avec Mel Gibson en était une des dernières.




L'adaptation commence sur un rythme époustouflant. Une vingtaine de pages servant d'introduction qui devraient inspirer tous les cinéastes du monde. On est dans un polar à l'ancienne, monté à la Hitchcock. Parker, le héros, arrive à New-York. Aucune paroles, tout est dans le découpage et les cadrages choisis par Cooke. On ne voit pas encore vraiment Parker, on est plus dans une vision subjective propre aux jeux vidéos à la première personne.

La suite de l'histoire embraye là-dessus. Parker est un personnage antipathique doté d'un sang froid hors norme et de la détermination. A la manière du professionnel de Bebel, ou de Clint Eastwaood dans Pale Rider. Cet homme a été laissé pour mort, trahi, ruiné, il n'a plus que sa vengeance pour lui. Mais c'est très subtile, ce n'est pas une vengeance gore qu'il souhaite, il veut juste récupérer son pognon, volé par ses ex-associés. Darwyn Cooke excelle dans son art du conte et rend un brillant hommage à celui qui fut un des maîtres du polar aux Etats-Unis.
Le style graphique, dépouillé, mais sombre de Cooke se mêle parfaitement avec la force du récit. La symbiose est parfaite et on se laisse entrainer dans cette narration, qui inspirera plus d'un rôliste en quête du scénario polar ultime.


 
Je vais m'empresser de lire le deuxième tome. Tellement celui là m'a bien plu. On notera une coloration particulière que D.Cooke utilise, le noir, le blanc et le bleu, couleurs froides correspondant au thème du roman. 

D'ailleurs, au passage je me rends compte que sur la page Wikipédia de l'auteur (Westlake) il est fait mention de l'adaptation "En coupe réglée (The Score)" où Michel Constantin fait un « Parker » remarquable, mais aussi que Parker a été représenté de nombreuses fois au cinéma : Lee Marvin (Walker dans Le point de non retour), Jim Brown (McClain dans The Split), Robert Duvall (Earl Macklin dans The Outfit), Peter Coyote (Stone dans Slayground), Mel Gibson (Porter dans Payback) et Jason Statham sous son propre nom dans Parker.

Si ça, c'est pas un gage de succès!!!

Bref, foncez...


dimanche 26 mai 2013

BEFORE WATCHMEN #3 VF

BEFORE WATCHMEN 3 dans les kiosques.

couverture de Rorschach US utilisée pour le numéro 3

Dans la série des comics "Before Watchmen" Le recueil numéro 3 vient de paraître pour ce mois ci. Un bref rappel : Watchmen, de Dave Gibbons et Alan Moore, présentait une vision différente des super-héros établie par les deux géants du comics DC comics (des super-héros surpuissants dans un monde qui pourrait être le notre, agissant dans des mégapoles irréelles) et Marvel (Super-héros prenant place dans le vrai monde mais un peu différent). Watchmen donnait une autre alternative, celle des héros sans pouvoirs, proches de nous, jouant un jeu dangereux pris à parti par la politique et le peuple, dans un amérique divisée en pleine guerre froide.

Depuis le film et la relance de l'engouement pour les Watchmen une idée a germé, et si on faisait des pré-quelles? (c'est un peu le truc du moment, rien qu'à voir avec le cinéma). Bien entendu, Alan Moore comme à son habitude a vomi sur ce qui est fait sans son aval, mais a t il raison? ou a t il tort?

BEFORE WATCHMEN : une hérésie pour les puristes qui n'en démordront jamais, et une curiosité pour les autres, ces comics divisent. Il est vrai que certains sont complètement hors sujets à mon humble avis.

Le recueil de ce mois ci abandonne les histoires du Hibou et d'Ozmandias pour faire entrer dans la boucle notre ami Rorshach dans une histoire qui bétonne d'entrée ainsi que le dr Manhattan qui explore son passé.

Les Minutemen : On retrouve donc dans ce recueil la troisième partie (sur quatre) des mémoires du hibou premier du nom. C'est toujours et de très loin, la meilleure série du lot. Elle colle parfaitement à l'esprit de Watchmen, de l'univers et de tout le reste. Pour l'instant je ne m'en lasse pas, c'est caustique, cynique et critique à souhait. Darwin Cooke exploite bien les relations entre les personnages, leurs avantages, attitudes et défauts et à le mérite de ne pas vouloir s'approprier les héros pour son histoire. Ainsi cette série ne déforme pas les Watchmen, et colle à la première, puisque  prenant place dans un autre temps.

Le Spectre Soyeux : Personnellement je trouve cela divertissant, donner un côté hippie à notre distributrice en chef de mandales atomiques. Les dessins sont très soignés et mettent en valeur les attitudes des différents personnages. On était assez éloigné du monde des Watchmen, mais l'on y revient très vite grâce à l'intervention d'un "guest" de marque au sein de cet épisode. J'aime assez.


Rorshach : départ en fanfare, notre super héros énigmatique chasse et agrémente son journal. Il tombe malheureusement sur un guet-apens. Bon début, reste à voir ce que la suite de l'histoire va donner. Wait and see.

Comédien : Le niveau un peu plat précédent remonte légèrement avec cette partie de l'histoire, plus cynique et critique sur la société de l'époque de ses aventures, On s'approche un peu du personnage original sans l'égaler mais l'on reste globalement dans le moyen.

Dr Manhattan : On revient sur le présent/passé du docteur Manhattan. Son enfance, adolescence, son choix parmi tous les futurs possibles, toutes les réalités dans lesquelles il aurait pu être. Difficile de se prononcer pour l'instant.

Comme dit plus haut, hormis le spectre soyeux qui me divertit bien et dont je trouve les graphismes particulièrement réussis, seule la série des minutemen est vraiment réussie. J'appréciais déjà le travail de Darwin Cooke, il confirme ici qu'il est quelqu'un à suivre.




dimanche 19 mai 2013

Winter Soldier de Brubaker

« Winter Soldier »

TPB de Ed. Brubaker et Butch Guice #1/2/3
 
couverture du numéro 2 US
 


Rappelez vous, en 1945, lors d'une mission au nord de l'Angleterre, Captain America et Bucky avaient découvert que le Baron Zémo avait volé un drone expérimental. Bucky tenta de désamorcer une bombe sur l'avion mais l'engin explosa au-dessus de l'Atlantique.  Bucky était mort tué par l'explosion et Steve Rogers éjecté dans l'ocean où il allait être congelé.


WINTER SOLDIER



Bucky n'était pas mort, il fut secouru par un sous-marin Russe. Ils le soignèrent et en firent une arme à la manière de "la mort dans la peau" de Robert Ludlum. L'arme fut nommée : Winter Soldier. Bucky devint alors un assassin implacable du KGB, réveillé de son hibernation par intervalle, pour accomplir des missions.

À la chute de l'URSS, le Winter Soldier fut récupéré par le général Luskin, un dissident du régime, cherchant à s'emparer du Cube Cosmique. Luskin se servit du Winter Soldier pour assassiner Crâne Rouge. (cependant ce dernier reussit à transférer sa conscience dans celle de Lutskin avant de mourrir).

Après de nombreuses péripéties (je vous conseille d'aller lire si vous le pouvez tout l'arc nommé Winter Soldier - un omnibus - c'est un régal mené d'une main de maître par Ed.Brubaker, réussissant l'exploit de vendre des comics sans le héros principal de sa série) Captain America découvrit alors que le Winter Soldier était Barnes et utilisa le Cube Cosmique pour lui rendre la mémoire. Barnes se retourna contre Luskin et disparut de la circulation.

Pendant un temps Barnes a remplacé Steve Rogers dans le costume de Captain America, jusqu'à trouver la mort (voir "fear itself"). C'est là que commencent les aventures du Winter Soldier.


Le corps de Barnes pas encore tout à fait mort, est récupéré par fury et (par un tour de passe passe habituel ^^) revient d'entre les morts. Les aventures s'appelant Winter Soldier, on se doutait un peu que notre héros reviendrait, retour un peu tiré par les cheveux mais bon faut bien trouver une solution.

Évidemment la veuve noire est furax mais heureuse, Captain America et deux trois vengeurs proches sont dans la confidence. S'en suit alors un discours funéraire, moins triste qu'il n'y parait et le tour est joué.

La force de Brubaker, ce sont ces intrigues proches de notre quotidien qu'il arrive à intégrer avec un réalisme défrisant les moustaches d'un chat dans ses récits. Il a excellé dans l'arc Winter Soldier et sa suite dans captain america la série régulière, jusqu'au retour moyen du vengeur.

Il avait dejà excellé dans Gotham Central, sorte de New-York Police Judiciaire du monde des comics où le Batman est placé en second plan. On y suivait les aventures des flics de Gotham City, ces hommes de lois prêts à tout pour sauver leurs concitoyens, coincés entre les actions du justicier et l'intervention des "surhommes", des super-méchants et des criminels de Gotham. Ces flics étaient proches de nous, on y suivait leurs états d'âmes, leurs jalousies, leur haine envers ce justicier qui attirent les médias.

Ici il plonge notre héros, Barnes, dans son propre passé. Il n'était pas le seul Winter Soldier. 

Barnes avait entrainé 3 hommes avec chacun leurs forces et leurs faiblesses. Le Shield n'a pu les retrouver, aussi Barnes se lance à leur trace, deux albums durant avant de se heurter à un hic. Un des Winter soldier est dans la nature depuis presque dix ans.

Et celui ci a conçu un plan machiavélique, plan dans lequel Barnes va risquer ce qu'il a de plus cher au monde.



Divertissant. 
On est un peu en dessous de ce que fait BRUBAKER d'habitude mais l’alchimie prend, on regrettera le manque de fidélité de l'artiste principal aux crayons, comme souvent chez marvel.

13/20